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Une histoire industrielle

Les usines Seydoux et Cie

L'usine de filature et tissage de la laine « Seydoux » employait au XIXe siècle et au début du XXe siècle plusieurs milliers d'ouvriers et faisait vivre une grande partie de la ville. L'usine, détruite pendant la Première Guerre mondiale, fut reconstruite en 1921 et fermée définitivement en 1981 ; ses friches ont été en partie rasées par la municipalité de l'époque.

La famille 'Seydoux' a fait don de nombre de ses archives à la médiathèque, ce fonds 'Seydoux' est l'une des richesses des archives communales.

L'usine Degremont

L’usine Degrémont est créé en 1871 par Aldebert Degrémont, un homme issu d’une famille protestante, père de deux enfants, Emile et Léonard, et engagé politiquement radical socialiste. En 1903, elle devient une société avec pour nom « Degrémont, Samaden et fils », dont les membres fondateurs sont Aldebert Degrémont, sa femme, son fils Émile, et l’épouse de son fils.
Cette entreprise fabrique et commercialise du matériel industriel : des appareils de graissage, des articles emboutis, des poches de fonderie, ou bien des accessoires de chaudières.
L’usine a connu plusieurs changements de propriétaire. Après avoir appartenu à plusieurs générations de la famille Degrémont, elle est ensuite vendue à la C.I.F.E (Compagnie Industrielle et Financière d’Entreprise) basée à Nantes en 1972, qui à son tour la cède, en mars 1991, au groupe Poupel basé au Havre. En étant la propriété du groupe Poupel, l’usine subit des années difficiles avec de multiples licenciements. En février 2007, la propriété de l’usine est cédée au groupe de construction le plus important de France, fondé par Gustave Eiffel, Eiffage.

Source :
Jacques GOBIN, « La société CAC Degrémont », Jadis en Cambrésis, n°96, mai 2008, pages 31-39.

L'entreprise Degrémont

L’entreprise Degrémont est d’abord une industrie métallurgique créee en 1870 par Aldebert Degrémont. C’est son fils Émile Degrémont qui a fait évoluer son entreprise vers l’activité du traitement des eaux -industrilelles-. Ce revirement vient du fait que cette époque traverse une crise d’autant plus que Émile Degrémont aurait été un passionné de l’eau. Très vite, ils se font connaître grâce à la defferisation (retirer le fer de l’eau) des eaux du Saigon-Chaulon. Toutefois, a sociétél reste dans le secteur d’activité métallurgique.
Rapidement le groupe s’exporte et fournit ses installations un peu partout dans le monde, en Égypte en 1948, puis en Indonésie à Jakarta en 1953. Le but de cette entreprise est de fournir de l’eau potable selon les normes en vigueur dans les pays où ils sont implantés. Dans les années 1990, la lyonnaise des eaux devient l’actionnaire majoritaire de l’entreprise et l’intègre.
En 1997, le groupe est incorporé dans le groupe Suez, actuellement leader de gestion de l’eau au monde, Suez possède environ 10 000 usines dans le monde.

Manufacture de Carrelages Céramiques Simons

Félix Simons créé en 1868 des usines de céramique à son nom, où est produit du carrelage. Il y a deux sites : l’usine 1, où on fabrique des petits carreaux, et l’usine 2, où se déroule la fabrication des grands carreaux. Les usines étaient réputées, à tel point qu’elles sont diplômées du « Prestige de la France », un titre décerné qu’aux productions de haute qualité.
Le carrelage était fabriqué à partir d’argile provenant d’Allemagne livré aux usines. La réception faîtes, le processus de fabrication du carrelage commence. Les ouvriers font sécher l’argile, puis ils le façonnent, et le font cuire au four pour terminer. Enfin, les carreaux sont conditionnés, puis expédiés.
Les usines Simons ont été victimes des Guerres mondiales. En effet, l’usine est détruite en 1914-1918. En 1928, la Manufacture de Carrelages Céramiques est alors créée. Mais en 1944, l’usine subit des nouveaux des bombardements, qui en démolissent une partie. Malgré cela, elle se relève et se modernise ; dans les années 1960, les usines sont équipées de fours modernes et d’atomiseurs qui font augmenter la production journalière.
A la fin du XIXe siècle, les usines Simons sont fragilisées ; elles sont en liquidation judiciaire. L’entreprise Winckelmans de Lomme, spécialisée dans le petit carreau, avait pour objectif de sauver Simons de la fermeture en rachetant les usines, mais ce projet a été refusé. En 1999, la production est arrêtée, et les 42 salariés sont licenciés. Les biens de l’usine sont vendus aux enchères.