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Monuments

La Fontaine du Temple de la Rue de la République

Cette très ancienne fontaine, située à proximité du temple protestant, portait autrefois le nom de « Fontaine Rolland », du nom d'un chef de guerre Huguenot du 18ème siècle.
Son bassin, entouré de trottoirs en pierres bleues, accueillait les lavandières qui devaient apprécier l’eau d’une source cachée sous une voûte de briques. On y accède de nos jours par un escalier de pierres. Une porte murée est visible dans le mur séparant la Fontaine de la Rue de la République.
Un témoin de l’histoire religieuse du Cateau
En 1570, les sœurs catholiques de Saint-Lazare installent leur monastère à cet endroit. Venues du proche village de Montay, ces religieuses souhaitent trouver la sécurité en ville, car les révoltés huguenots ont semé l’agitation dans la campagne, lors des troubles religieux de 1566.
Un hôpital, puis une école avec pension pour jeunes filles, occupent le lieu. Ces deux établissements sont dirigés par les bonnes sœurs. En 1789, la Révolution chasse les religieuses. Les bâtiments sont détruits en 1793.
En 1857, Auguste Seydoux, maire du Cateau, achète le terrain. Il y fait construire un temple pour le culte protestant en 1858, ainsi qu’une école élémentaire. La fontaine fournit l’eau à ses nouveaux voisins, paroissiens de l’Église Réformée, mais aussi au propriétaire de la maison qui laissera place, en 1884, à l’école des Frères, future école Saint-Joseph, rue Saint-Lazare, actuelle rue Pasteur.
Complice d’une école catholique et d’une paroisse protestante, l’eau de la Fontaine Rolland est-elle favorable à l’œcuménisme ?
A l’ombre de ses murailles, discrète et oubliée, cette fontaine garde le souvenir de l’histoire religieuse du Cateau.
La mémoire de l’eau, en quelque sorte…

La Fontaine Seydoux

Située sur la place Thiers, actuelle place du commandant Richez, la fontaine monumentale en fonte est édifiée en 1881, devant le Palais Fénelon, actuel Musée Matisse (cf : article Palais Fénelon).
La municipalité a lancé sa construction en remerciement à la famille Seydoux, pour le don de 200 000 francs octroyé par Anne Ponsin, veuve d’Auguste Seydoux à la ville, pour la réalisation des travaux d’adduction d’eau pour celle-ci, afin que les habitants bénéficient d’une eau potable (cf : article « Une richesse : l’eau »).
La fonderie Durenne est chargée de la réalisation de la fontaine ; ils ont fourni les tuyaux en fonte et ont réalisé la sculpture de celle-ci. C’est une fontaine à double vasques ; celle du haut est soutenue par deux chérubins, et au-dessus se trouve un bouquet de roseaux surmonté d’un jet au sommet de l’édifice, celle du bas est ornée de huit mascarons. Le tout est supporté par un socle à quatre contreforts, orné de végétation stylisée et de quatre autres mascarons. Enfin, la fontaine baptisée « Jet d’eau » par les catésiens, est entourée d’une grille.
Cependant, malgré une restauration en 1928 suite aux dégâts causés par la Première Guerre mondiale, la fontaine s’était dégradé. De plus, les liens entre la famille Seydoux et la municipalité s’étaient distendus, entraînant sa disparition en février 1950.
Cinquante ans plus tard, la municipalité prend la décision de faire revenir la fontaine dans le paysage du centre-ville, à la même place qu’elle occupait auparavant. Ainsi, elle est inaugurée le 5 juin 2004. Depuis, le « Jet d’eau » des catésiens a repris sa place.

Sources : 
Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages.
Christiane BOUVART, Emile BONTEMPS, Jean-Marc CAUDRON, « Le « Jet d’eau » des Catésiens », Jadis en Cambrésis, n°86, janvier 2005, pages 16-23.

La statue du Maréchal Mortier

Édouard Mortier (1768-1835), l’un des 26 maréchaux du Premier Empire, est né au Cateau.
Après la chute de Napoléon, il a servi avec coustance tous les régimes en place. Quand il disparaît tragiquement dans l’attentat de Fieschi contre le roi Louis-Philippe, une statue en bronze est édifiée en 1838 sur la Grande-place, en face de l’hôtel de ville.
C’est le sculpteur douaisien Bra qui le représente en pied, avec sa haute stature (il mesurait 1,95 mètres). Pour le soubassement, on a utilisé des pierres provenant des anciennes portes de la ville.
Au 19e siècle, des enfants et des ouvriers sous travail se retrouvaient au pied de la statue. Par dérision, ils ont été nommés « les aides de camp du maréchal mortier ».
La statue a traversé les deux guerres mondiales. Pendant la Seconde Guerre, elle a été démonté et aurait été cachée chez un marchand de charbon pour échapper à la fonte, et réinstallée le 14 juillet 1945.


Source :
Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages.