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L'usine Degrémont du Cateau-Cambrésis

Fondée en 1871 par Aldebert Degrémont, l'usine du Cateau est à l'origine un atelier de construction mécanique fabriquant du matériel industriel varié : appareils de graissage, articles emboutis, poches de fonderie et accessoires de chaudières. En 1903, elle devient une société à part entière sous le nom « Degrémont, Samaden et fils ». C'est son fils Émile qui amorce un tournant en développant une activité de traitement des eaux industrielles, donnant naissance aux Établissements Émile Degrémont. Cette branche eau sera ensuite poursuivie et développée de façon autonome par son petit-fils Gilbert, qui fonde en 1939 une entreprise distincte à Rueil-Malmaison, devenue le futur groupe Degrémont-Suez.

L'usine du Cateau, quant à elle, connaît plusieurs changements de propriétaire au fil du XXe siècle. Après plusieurs générations au sein de la famille Degrémont, elle est cédée en 1972 à la C.I.F.E (Compagnie Industrielle et Financière d'Entreprise), basée à Nantes, puis en mars 1991 au groupe Poupel, basé au Havre. Cette dernière période est marquée par des années difficiles et de multiples licenciements. En février 2007, l'usine est finalement rachetée par Eiffage, premier groupe de construction français.

Aujourd'hui laissé à l'abandon, le site est devenu un lieu prisé des amateurs d'exploration urbaine. Ses structures vétustes et ses bâtiments en décrépitude en font pourtant un endroit extrêmement dangereux. La friche a déjà été le théâtre d'accidents graves : un jeune homme de 22 ans, venu pratiquer l'urbex, a ainsi chuté dans un puits à 25 mètres de profondeur, nécessitant l'intervention du groupe de sauvetage en milieu périlleux pour l'extraire, avec de nombreuses fractures aux jambes et au bassin. Toute intrusion sur le site est formellement interdite.

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L'usine Degrémont du Cateau-Cambrésis

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Fondée en 1871 par Aldebert Degrémont, l'usine du Cateau est à l'origine un atelier de construction mécanique fabriquant du matériel industriel varié : appareils de graissage, articles emboutis, poches de fonderie et accessoires de chaudières. En 1903, elle devient une société à part entière sous le nom « Degrémont, Samaden et fils ». C'est son fils Émile qui amorce un tournant en développant une activité de traitement des eaux industrielles, donnant naissance aux Établissements Émile Degrémont. Cette branche eau sera ensuite poursuivie et développée de façon autonome par son petit-fils Gilbert, qui fonde en 1939 une entreprise distincte à Rueil-Malmaison, devenue le futur groupe Degrémont-Suez. L'usine du Cateau, quant à elle, connaît plusieurs changements de propriétaire au fil du XXe siècle. Après plusieurs générations au sein de la famille Degrémont, elle est cédée en 1972 à la C.I.F.E (Compagnie Industrielle et Financière d'Entreprise), basée à Nantes, puis en mars 1991 au groupe Poupel, basé au Havre. Cette dernière période est marquée par des années difficiles et de multiples licenciements. En février 2007, l'usine est finalement rachetée par Eiffage, premier groupe de construction français. Aujourd'hui laissé à l'abandon, le site est devenu un lieu prisé des amateurs d'exploration urbaine. Ses structures vétustes et ses bâtiments en décrépitude en font pourtant un endroit extrêmement dangereux. La friche a déjà été le théâtre d'accidents graves : un jeune homme de 22 ans, venu pratiquer l'urbex, a ainsi chuté dans un puits à 25 mètres de profondeur, nécessitant l'intervention du groupe de sauvetage en milieu périlleux pour l'extraire, avec de nombreuses fractures aux jambes et au bassin. Toute intrusion sur le site est formellement interdite.