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La collection Première Guerre mondiale, une des plus importantes de nos fonds, est en cours de traitement. Son signalement a été remonté dans le Catalogue Général des Manuscrit.Date : 23/04/2026Type :Mots‑clés :
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Le site des archives fait peau neuve. Encore un certain nombre de choses à corriger mais pour faciliter l'usage nous basculons sur ce nouveau portail. Les avantages sont surtout au niveau de la circulation des données et de la mise en conformité avec les standards de numérisation. Pour les utilisateurs, une nouvelle interface de visionnage permet un zoom optimisé des visuels. Pour toute remarque ou suggestion, n'hésitez pas à nous contacter via le formulaire dédié.Date : 30/01/2026Type :Mots‑clés :
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Né à Lyon le 24 mai 1779. Mort au château de Lormoy, actuellement un quartier de Longpont-sur-Orge (Seine et Oise) le 23 juin 1858. Au début du 19ème siècle, Jacques Paturle, négociant lyonnais, développe l’industrie lainière au Cateau. En effet, il implante une manufacture à Fresnoy-le-Grand en 1810, puis au Cateau en 1818. Avec la mécanisation progressive grâce aux métiers importés d’Angleterre, avec l’arrivée également des frères Seydoux (Auguste et Charles) vers 1824, la manufacture, qui assure le peignage, la filature et le tissage, va prendre un essor extraordinaire. Plusieurs milliers d’ouvriers sont employés dans l’entreprise qui devient en 1892 les établissements Seydoux et Compagnie. En 1830, il est élu député du Nord et réélu député de Paris en 1831. Il s’intéresse particulièrement aux projets de lois concernant l’industrie et le commerce. Après la Révolution de 1848, il rentre dans la vie privée. Il a pour particularité d’être un amateur d’art éclairé. Sa fortune lui permet d’acquérir des tableaux. Il ouvre volontiers sa galerie d’art aux amateurs avertis. Après sa mort à l’âge de 79 ans, sa collection est vendue en 1872 pour une somme considérable. Après le décès de Jacques Paturle, sa veuve décide l’édification d’un hôpital au Cateau en mémoire de son mari et de sa fille Adèle. Il a fait place à un centre hospitalier moderne, seul le fronton placé devant la maison de retraite a subsisté.Type :Mots‑clés :
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Né au Cateau le 17 juin 1910. Mort à Nogent-le-Rotrou le 29 août 1999. Né au Cateau, Raymond Poïvet n’y a pas gardé d’attaches. Après une formation à l’école des Beaux-Arts de Paris, il commence une carrière de dessinateur en 1938 : publicité, décoration, revues féminines. Son dessin se caractérise par une grande énergie alliée à un coup de pinceau délicat, ainsi qu’une maîtrise parfaite de la perspective (multiplication des points de vue et angles inédits). En 1945, il entre aux Éditions Vaillant (proches du Parti Communiste), et commence une longue collaboration avec le scénariste Roger Lécureux. Il créé la célèbre série « Les Pionniers de l’Espérance », qui paraît d’abord en planches à suivre, puis en récit de 12 pages dans Vaillant de 1945 à 1953, puis de 1957 à 1963 et dans Pif Gadget de 1965 à 1973. Parallèlement aux « Pionniers », il crée d’autres séries : Mark Reynes (1946-1949), Colonel X (1947-1949, dans Coq Hardi), Tumak, fils de a jungle (1948), Guy Lebleu (dans Pilote entre 1961 et 1967 sur scénario de Jean-Michel Charlier). Il dessine également des récits sentimentaux comme Mam’zelle Minouche pour des magazines féminins. En 1973, la série des « Pionniers » est interrompue et Raymond Poïvet, pourtant au sommet de son art, est remercié sans ménagement. Celui que les jeunes qui l’admirent appellent affectueusement le Maître continue à dessiner des œuvres plus personnelles, explorant de nouvelles techniques jusqu’à la fin de sa vie, comme des dessins fantastiques, laissant libre cours à son imagination pour des variations autour d’une figure féminine mythologique. Au moment de sa disparition, Raymond Poïvet était encore en pleine création. Une œuvre importante, Faust, est restée dans les cartons d’archives, recueillis par son fils Dominique. Ces archives ont permis le montage d’une exposition en hommage, présentée dans trois villes du Nord en 2005, un square à son nom fut inauguré la même année.Type :Mots‑clés :
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Auguste Herbin est né le 29 avril 1882 à Quiévy, mais il considère Le Cateau-Cambrésis comme sa ville natale, car il y a passé sa jeunesse. En effet, ses parents, de probables tisserands à Quiévy, trouvent du travail à l’usine Moguet, une usine de filatures et de tissage de la laine de Le Cateau-Cambrésis. Il passe cinq ou six ans à l’école municipale de dessin du Cateau, une école de dessinateur industriel. Ces années ont joué un rôle important dans la formation d’Herbin et dans l’intérêt qu’il porte à la structure, la composition et la forme construite de ses œuvres. En 1898, il part à l’école des Beaux-Arts de Lille grâce à une bourse qui lui est octroyée, puis, il part vivre à Paris en 1901. Il reste tout de même attaché au Cateau, et revient tous les ans séjourner dans sa famille. Lors de son retour dans la ville en 1953, il visite le petit musée créé par Matisse dans l’Hôtel de ville l’année précédente. Il propose d’offrir deux grandes peintures afin de les exposer dans la salle des œuvres mises en dépôt par l’État, à côté de celle où sont exposées les œuvres de Matisse. L’année suivante, il demande à avoir la salle entière et fait don de 12 peintures, quatre dessins, et deux sculptures, afin que sa donation soit installée dans la salle libérée à cet effet sous sa demande. La donation est signée le 12 janvier 1956. Herbin continue d’œuvrer pour la ville de Le Cateau-Cambrésis en acceptant de faire une décoration pour un mur extérieur de l’école primaire rue Cuvier, suite à son agrandissement, ainsi qu’un vitrail dans un emplacement prévu comme verrière. Il termine ce travail en août 1958. Concernant sa peinture, il était un peintre abstrait. Il était aussi théoricien de l’abstraction. Sa proximité aux usines textiles l’a fortement influencé, puisqu’elles reflètent son ardeur au travail et son caractère perfectionniste, qualité appréciées dans les usines. Il a commencé à peindre dans un style impressionniste, avant de s’orienter vers le cubisme. Mais, il abandonne assez vite le cubisme, et se lance dans la géométrie architecturale sur bois sculpté et sur mortier, qui fut vivement critiqué. De ce fait, il abandonne ce travail pour se consacrer à l’abstraction pure. Il est considéré comme l’inventeur du cubisme avec Braque et Picasso, fondateur du cubisme de synthèse trois ans avant Picasso et Braque, fondateur de l’abstraction courbe et fondateur d’un langage géométrique visant à atteindre l’absolu pictural. Il décède le 31 janvier 1960 à Paris. Ses œuvres sont exposées dans les musées du monde entier. 35 d’entre-elles sont au Musée Départemental Matisse du Cateau-Cambrésis. Source : Musée d’Art Moderne – Céret, Musée Matisse, musée départemental – Le Cateau-Cambrésis, Herbin, Paris, Ed. Anthèse, coll. 1994, 175 pages.Type :Mots‑clés :
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Né à Ste-Mondane (Périgord) le 6 août 1651. Mort à Cambrai le 7 Janvier 1715. Issu d’une famille aristocratique du Périgord et doté de remarquables qualités morales et intellectuelles, Fénelon commence une brillante carrière à la Cour de France. En 1695, Louis XIV le nomme Archevêque de Cambrai. Puis, en 1698, il le nomme précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne, pour lequel il rédige «Les aventures de Télémaque», ouvrage qui connaît un succès extraordinaire jusqu’au début du 20ème siècle. Fénelon est un esprit en avance sur son temps, précurseur de la sensibilité du 18ème siècle, par son amour de la nature par exemple. Partisan d’une monarchie éclairée, il critique la politique guerrière du roi dans sa «Lettre à Louis XIV». Il est proche du mouvement quiétiste¹, combattu par Bossuet. Ce sera la cause ou le prétexte de sa disgrâce. Exilé dans son diocèse par Louis XIV, il ne reparaît plus à la Cour et son ouvrage «Explication des maximes des saints» est condamné par le pape en 1699. La châtellenie du Cateau, autrement dit Le Cateau et les villages environnants, avait la particularité d’appartenir en bien propre à l’archevêque de Cambrai et constituait presque une sorte de principauté indépendante. L’archevêque en était le seigneur temporel, nommant le mayeur et les échevins et percevant les impôts. Dans la ville, se dresse le Palais des Archevêques entouré d’un parc. Fénelon n’a pas connu le bâtiment actuel édifié postérieurement. En fait, il réside rarement au Cateau, mais entretient d’excellentes relations avec les échevins, dont il ne manque jamais de défendre les intérêts quand les agents du fisc royal essaient de lever des impôts. Il a notamment donné son approbation pour la création du collège des jésuites de la ville, actuel lycée Camille Desmoulins, et du beffroi. Sa popularité reste très grande pendant tout le 19ème siècle, à tel point que le prénom de Fénelon est donné à des enfants. Consulter la bibliographie de la Médiathèque du Cateau relative à Fénelon : bibliographie_fenelon.pdf. ¹ Mouvement religieux mystique préconisant «le pur amour pour entrer en communion avec Dieu.Type :Mots‑clés :
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Né au Cateau le 13 février 1768. Mort à Paris le 28 juillet 1835. Le Maréchal Mortier, l’un des 26 maréchaux de Napoléon, commença sa carrière militaire à 22 ans dans les armées de la République, comme volontaire, et fut élu capitaine par ses compagnons. De plus, à l’âge de 25 ans, il adhère à la Franc-Maçonnerie (cf : article « La Franc-Maçonnerie au Cateau »). C’est en 1804 qu’il est nommé Maréchal d’Empire par Napoléon, qui apprécie grandement ses talents d’homme de guerre et d’administrateur. L’année suivante, il le fait Grand Aigle de la Légion d’Honneur. Après la chute de l’Empire, il sert Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, aux côtés duquel il fut tué lors de l’attentat de Fieschi, alors qu’il était Grand chancelier de la Légion d’honneur. Il est enterré aux Invalides et son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile.Type :Mots‑clés :
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Né au Cateau le 31 décembre 1869, dans la maison de ses grands-parents maternels, bourgeois catésiens qui pratiquaient la tannerie. Mort à Nice le 3 novembre 1954. Il a passé son enfance à Bohain et sa jeunesse à Saint-Quentin, mais il est revenu plusieurs fois dans sa ville natale pour y passer quelques séjours. Il était graveur, sculpteur, dessinateur et peintre. Il est considéré comme le précurseur du fauvisme1. Sa carrière de peintre s’est déroulée à Paris et à Nice et en a fait l’un des plus grands peintres du XXe siècle. À la fin de sa vie, il a voulu offrir à sa ville natale un musée qui est le résumé de son parcours suite à une proposition d’Ernest Gaillard, architecte et conservateur de musée (cf : article « Palais Fénelon »). Parallèlement, Gaillard assure la construction d’une école qui sera baptisée du nom de Henri Matisse. Pour cette école, à l’agencement de laquelle il s’intéresse, Matisse reprend le vitrail « Fleuve de vie » créé initialement pour la chapelle de Vence, qui sera appelé « Les Abeilles », et réalisé par Paul Bony en 1954-1955. L’inauguration a lieu après le décès du peintre. 2019 est l’année Matisse ! Le 150e anniversaire de sa naissance est commémoré dans le cadre des Célébrations nationales. 1 Mouvement pictural français du début du XXe siècle, fondé sur la simplification des formes, l'utilisation de couleurs pures juxtaposées et recherchant l'intensité de l'expression.Type :Mots‑clés :
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La seconde bataille du Cateau est une victoire britannique ou la ville est reprise après 4 années d’occupation allemande. La bataille a lieu en octobre 1918. Durant cette bataille une partie de la ville fut totalement détruite notamment autour de la gare et de l’église. Les destructions sont largement le fait des Britanniques. En effet, ils ont pilonnés la ville avec des milliers d’obus furent tirés. Cette bataille n’est qu’une parmi d’autres. Effectivement une vaste offensive contre la ligne défensive Hindenburg est lancée. Par exemple, la bataille de Cambrai se déroule en parallèle de celle du Cateau. Les Allemands avant de battre en retraite avaient laissés des explosifs dans les 2 lieux emblématiques de la ville : l’hôtel de ville/beffroi et l’église Saint-Martin. Ce sont les Britanniques qui ont sauvé les bâtiments. Après la victoire britannique Le Cateau-Cambrésis a subi encore de très nombreux bombardements de la part des Allemands, ce calvaire ne s’est arrêté que lorsque les forces alliées ont réussi à repousser les forces allemandes véritablement loin de la ville. La ville n’est véritablement libérée que le 22 octobre 1918 moins d’1 mois avant l’armistice.Type :Mots‑clés :
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La première bataille du Cateau a eu lieu le 26 août 1914, elle se déroule alors que la guerre est toujours dans ce que l’on appelle la « guerre de mouvement ». Cette bataille de la Première Guerre mondiale se conclut par la défaite des forces britanniques. Ces combats furent sanglants et beaucoup de morts sont à dénombrer en raison d’un manque de services hospitaliers et soignants. À partir de cette défaite le Cateau est passé sous occupation allemande, pendant 52 mois les Catésiens ont été sous le joug des forces germaniques. La bataille fait partie d’une suite d’événements. Le premier de ses événements a été la bataille de Mons le 23 août 1914. Les forces en présence étaient dirigées par le Général Smith-Dorrien. La bataille du Cateau ne s’est pas déroulée sur son sol mais dans les zones aux alentours. La bataille aurait pris ce nom car les officiers britanniques sont allés se restaurer dans la ville à l’hôtel du Mouton blanc, lieu très réputé à son époque. Cette défaite a permis aux forces alliées, une retraite et également la réorganisation de l’armée française . (Voir « la Bataille du Caeau », Louis Gentile). La bataille de la Marne s’inscrit dans cette continuité et survient quelques jours après. Alexandre LABREDate : 1914-08-26Type :Mots‑clés :
Archives du Cateau-Cambrésis